Conférence sur la Green Attitude au salon VISCOM, septembre 2008

Fin septembre, Muffin Creation était au salon VISCOM pour une conférence très intéressante sur le thème “Optez pour la green attitude ! Vers un avenir durable et responsable de la communication visuelle.”

Le premier intervenant était Christophe Aussenac (PDG d’ATC Group, PME spécialisée dans la signalétique grand format) et c’est son intervention que je retiendrai principalement pour cet article. M. Aussenac nous a expliqué sa démarche d’”éco-attitude”, menée suite à une prise de conscience personnelle de la non-durabilité de ses produits. En effet, le métier veut que ces sociétés impriment des bâches grands formats sur du PVC à l’aide d’encres à solvant, des produits entièrement non recyclables qui partent directement à la poubelle après une utilisation ponctuelle sur un événement.

Pour pallier cet impact, la société mène depuis 2 ans une vraie démarche gagnante, car elle travaille à tous les niveaux de la chaîne de valeur. Et c’est justement ce discours qui est ressorti des interventions d’autres participants : une démarche de “green attitude” dans le secteur de la communication nécessite l’implication de tous les acteurs du premier au dernier à savoir en résumé : les fabricants, les imprimeurs, les donneurs d’ordre et le gouvernement.

En tant qu’agence de communication, Muffin Creation a tout à fait sa place dans cette démarche. La “Muffin’Eco’Attitude” (!!), c’est d’abord du conseil auprès du client, mais aussi une interrogation sur ses propres pratiques et comment les améliorer, c’est enfin un choix de fournisseurs concernés par les mêmes valeurs.

Le deuxième point important, après l’enjeu environnemental de la démarche de green-attitude, c’est l’enjeu social. Tous les intervenants tombent d’accord sur le fait qu’il est nécessaire de partager le projet avec tous les collaborateurs internes, puis avec les relations externes (clients / fournisseurs), ce qui passe généralement par des partenariats.

La green-attitude pour les fabricants représente des coûts d’investissement lourds. Il faut que les clients de niveau 1 mais aussi 2, etc, acceptent de partager ces investissements en prenant en charge un surcoût. Des études montrent que ce surcoût est généralement modéré et tend à disparaître avec la croissance du marché des produits verts.

Comme je ne peux pas tout résumer en un seul article, je finirai par vous parler des interventions très intéressantes et qui remettent les points sur les “i” de Benoît Moreau (Responsable Environnement/Sécurité de l’UNIC, Union Nationale de l’imprimerie et de la Communication) et de Valérie Martin de l’ADEME (Chef du service communication et information) :

- Il faut toujours avoir une réflexion globale et faire attention aux raccourcis erronés.
- Il faut une intelligence globale sur une filière : une vraie réflexion d’éco-attitude implique une réelle remise en question de nos modes de communication dans leur globalité : “réinventer des formes de communication” (Valérie Martin).
- Il est grand temps d’appliquer réellement les principes de développement durables et de stopper les pratiques de green-washing. (*)

Pour conclure, on a vraiment apprécié le discours cohérent de tous les intervenants présents, tous conscients que le chemin est long vers une industrie de la communication plus verte. On regrette le peu de public présent à cette conférence… Trop peu de monde était présent pour un thème aussi important.

(*) Le green-washing est cette tentation qu’ont de nombreuses entreprises de toujours communiquer plus vert mais uniquement en surface sans vraie démarche derrière.

Pour aller plus loin : une référence à consulter : Le guide de l’éco-communication édité par l’ADEME.


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